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Le cou pourrait-il être responsable de nombreux maux de tête ?




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12/06/23 By Robin Foster HealthDay Reporter

MERCREDI 6 décembre 2023 (Healthday News) – Une nouvelle étude allemande basée sur des IRM spéciales a établi un lien entre les muscles du cou et les maux de tête.

« Notre approche d’imagerie fournit [la] première preuve objective de l’implication très fréquente des muscles du cou dans les céphalées primaires, comme les douleurs cervicales dans les migraines ou les céphalées de tension, grâce à la possibilité de quantifier une inflammation subtile dans les muscles », déclare le Dr Nico Sollmann, chercheur. Il travaille au sein du service de diagnostic et de neuroradiologie interventionnelle du Centre hospitalier universitaire Rechts der Isar, à Munich.

Les personnes souffrant de céphalées de tension ont souvent la sensation d’avoir la tête dans un étau et ressentent une douleur sourde d’intensité légère à modérée des deux côtés de la tête. D’autre part, les migraines se caractérisent par une douleur pulsatile sévère qui frappe généralement un seul côté de la tête. Les migraines peuvent également provoquer des nausées, une faiblesse et une sensibilité à la lumière.

Des douleurs cervicales sont fréquemment associées aux céphalées primaires, mais jusqu’à présent, aucun biomarqueur ne permettait de mesurer l’inflammation et l’irritation des muscles du cou.

Dans le cadre de cette étude, l’équipe du Dr Sollmann s’est concentrée sur l’implication des muscles du cou appelés trapèzes dans les céphalées primaires, à l’aide d’une IRM spéciale qui permet de rechercher des liens entre la fréquence des douleurs cervicales et les céphalées. Les chercheurs ont mesuré la douleur et l’irritation musculaires à l’aide d’un indicateur appelé « valeurs musculaires T2 ».

L’étude prospective a inclus 50 participants, principalement des femmes, âgés de 20 à 31 ans. Parmi eux, 16 souffraient de céphalées de tension, et 12 de céphalées de tension et de migraines. Les groupes ont été appariés avec 22 témoins en bonne santé.

Tous les participants ont fait l’objet d’une IRM 3D avec écho de spin rapide. Les associations entre les valeurs musculaires T2 et la présence de douleurs cervicales, le nombre de jours avec céphalées et le nombre de points douloureux, comme déterminé par manipulation manuelle des muscles trapèzes, ont été analysées.

Le groupe céphalées de tension plus migraine présentait les valeurs musculaires T2 les plus élevées. En outre, des valeurs musculaires T2 plus élevées étaient associées de manière significative au nombre de jours de céphalées et à la présence de douleurs cervicales.

Les résultats devaient être présentés mercredi à l’occasion du congrès annuel de la Société nord-américaine de radiologie (Radiological Society of North America, RSNA). De telles études doivent être considérées comme préliminaires jusqu’à leur publication dans une revue à comité de lecture.

« Les mesures des changements inflammatoires au niveau des muscles du cou sont significativement corrélées au nombre de jours passés avec des céphalées et à la présence de douleurs cervicales perçues de manière subjective », indique le Dr Sollmann dans un communiqué de presse de la RSNA. « Ces changements nous permettent de différencier les personnes en bonne santé des patients souffrant de céphalées primaires. »

La cartographie T2 des muscles pourrait également être utilisée afin de stratifier les patients atteints de céphalées primaires et de surveiller les effets du traitement.

« Nos résultats confirment le rôle des muscles du cou dans la physiopathologie des céphalées primaires », souligne le Dr Sollmann. « Par conséquent, les traitements qui ciblent les muscles du cou pourraient dans le même temps soulager les douleurs cervicales et les maux de tête. »

Le Dr Sollmann remarque également que les traitements non invasifs qui ciblent les douleurs des muscles du cou pourraient être aussi efficaces et plus sûrs que les médicaments.

« Notre approche d’imagerie, puisqu’elle fournit un biomarqueur objectif, pourrait faciliter le suivi du traitement et la sélection des patients pour certains traitements dans un avenir proche », conclut-il.



SOURCE : Radiological Society of North America, communiqué de presse, 29 novembre 2023

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